Le coin du cinéphage
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R.I.P.
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Michel Bardinet, source : Bernard-Luc.com
Il faut saluer la sagacité de l'équipe de la "gazette du doublage", pour signaler la mort de Michel Bardinet et de Jacques Ferrière. Cette équipe rend hommage aux comédiens de doublage, ils sont d'une érudition rare - J'avais posé une question sur le comédien doublant John Philipp Law dans "Barbarella" et j'ai eu la réponse rapide du nom de Bernard Tiphaine. Longue vie à se site. Yvan Foucart rend ce jour hommage à Michel Bardinet et également à l'exquise Blanchette Brunoy pour le site des "gens du cinéma", avec une galerie d'affiches. Un éditeur serait avisé de rééditer son "dictionnaire des comédiens français disparus". Yvan est l'un des très rare à saluer la mémoire de nos disparus avec brio. Petite colle pour les cinéphiles, il cherche des renseignements sur un film dans la filmo de Blanchette Brunoy : "Traité de bave et d'éternité" (Isidore Isou, 1951), avec Daniel Gélin, Danièle Delorme, Jean Cocteau, Jean-Louis Barrault, etc... film expérimental qui fit scandale à Cannes en 1951. On retrouve ce texte dans l'indispensable livre "Jeune, pure et dure ! une histoire du cinéma d'avant-garde et expérimental en France" (2001) : "Isou, espérant gagner de l'argent avec son traité, a demandé à des personnalités de l'époque (Blanchette Brunoy, Danièle Delorme, Armand Salacrou, Daniel Gélin, Blaise Cendrars, Jean-Louis Barrault...) de figurer dans son film. Ces hommes et ces femmes on juste à être là dans l'instant, aux côtés du jeune Isou auxquels ils servent de faire-valoir - Jean Cocteau ne peut pourtant pas s'empêcher de poser... Isou ne s'est donc pas attaqué à leur image en ciselant leurs visages mais en les muant en figurants, ce qui les dé-figure en tant que vedettes"
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MORT DE JOHN MILLS
John Mills Annonce de la mort du discret John Mills, qu'un dictionnaire français peu sérieux avait annoncé sa mort à tort. A lire également la notule dans l'incontournable "30 ans du cinéma britannique" hélas épuisé. Nécrologie par Thomas Sotinel Sir John Mills, acteur et comédien très populaire au Royaume-Uni LE MONDE | 25.04.05 | 14h23 • Mis à jour le 25.04.05 | 14h23 Article paru dans l'édition du 26.04.05 "La Reine sera très affligée en apprenant sa mort", a fait savoir Buckingham Palace à l'annonce de la mort de Sir John Mills. L'acteur et comédien britannique, dont la carrière avait commencé sur scène en 1929 et s'était conclue par une apparition dans Bright Young Things, de Stephen Fry, en 2003, est mort, samedi 23 avril, à son domicile de Denham. Il était âgé de 97 ans. Découvert par le comédien et dramaturge Noel Coward, John Mills, acteur d'élection de David Lean, était l'une des personnalités les plus populaires du cinéma britannique. Né Lewis Ernest Watts Mills, le 22 février 1908 à North Elmham, dans le Norfolk, d'un père professeur de mathématiques, il quitte, à 19 ans, sa famille pour tenter sa chance dans le West End londonien et est engagé dans une troupe qui part en tournée pour l'Asie. C'est là qu'il rencontre Noel Coward, qui le remarque immédiatement et devient son ami. Il joue dans de nombreuses pièces de l'auteur de Private Lives, mais c'est Steinbeck qui fait de lui une vedette du théâtre, quand il crée à Londres, en 1939, le rôle de George, dans Des souris et des hommes. Selon Philip French, le critique de l'Observer, qui a bien connu Mills, la saison 1940 aurait dû être celle de la consécration shakespearienne pour le comédien, qui devait jouer successivement Hamlet, Richard III et Hotspur dans Henri IV. UN OSCAR EN 1970 Mais, dès la déclaration de guerre, John Mills s'engage. Il est incorporé dans le génie et est démobilisé en 1941 pour raisons de santé. Il ne quitte pas l'uniforme pour autant et incarne successivement plusieurs rôles de militaires au cinéma, à commencer par celui du matelot Shorty Blake dans Ceux qui servent en mer, film patriotique coréalisé par Noel Coward et David Lean. C'est le début d'une longue collaboration entre Lean et Mills. Ce dernier incarnera entre autres Pip adulte dans l'adaptation des Grandes Espérances de Dickens et obtiendra un Oscar du meilleur second rôle masculin pour La Fille de Ryan en 1970. Mais, à part cette collaboration, l'essentiel du travail de John Mills au cinéma reste ignoré en France : il joue dans de nombreux films de guerre tournés pendant le second conflit mondial et juste après. Son physique était assez martial pour que Richard Attenborough lui confie successivement deux rôles de maréchaux, Sir Douglas Haig dans Ah Dieu que la guerre est jolie ! (1970) et Herbert Kitchener dans Young Winston (1972). Sa dernière collaboration avec Attenborough remonte à 1984 : John Mills joue le vice-roi des Indes dans Gandhi. Même s'il a joué dans quelques films hollywoodiens, John Mills a toujours refusé de s'établir outre-Atlantique, préférant jouir de l'immense popularité qui était la sienne au Royaume-Uni. En 1941, il avait épousé en secondes noces la dramaturge Mary Hailey Bell. Leurs deux filles, Juliet et Hayley, sont devenues comédiennes et ont partagé l'affiche avec leur père. Jusqu'à la fin des années 1970, celui-ci a continué sa carrière théâtrale à Broadway et dans le West End, sans jamais s'attaquer aux grands rôles du répertoire, contrairement à ses contemporains Alec Guinness ou Laurence Olivier. Aveugle depuis 1990, Sir John Mills a néanmoins continué à travailler, et c'est ainsi qu'on le voit sniffer une ligne de cocaïne dans le Bright Young Things que Stephen Fry a adapté en 2003 du roman Ces corps vils, d'Evelyn Waugh, un film toujours inédit en France. L'acteur britannique John Mills est mort LE NOUVEL OBSERVATEUR
LONDRES (AP) -- L'acteur britannique John Mills, qui avait remporté l'Oscar du meilleur second rôle en 1970 pour son interprétation dans «La fille de Ryan» de David Lean, est décédé samedi à son domicile près de Londres, à l'âge de 97 ans. Sir John Mills, dont la carrière avait débuté en 1932, a notamment incarné de nombreux officiers britanniques au cours de sa carrière. Parmi les films dans lesquels il a joué, on peut citer «Les grandes espérances» en 1946, «Chaussure à son pied» en 1954, deux films de David Lean, ou encore «Gandhi» de Richard Attenborough en 1982. John Mills est mort à son domicile de Denham, à l'ouest de Londres, après une courte maladie, ont annoncé ses proches dans un bref communiqué. AP ------------------------------------------------------------------------------------------------------ Mort également de George Pan Cosmatos Article : Réalisateur de Rambo II, le film qui consacra l'éphémère statut de "superstar" de Sylvester Stallone, le cinéaste George Cosmatos est mort d'un cancer du poumon, mardi 19 avril, à Victoria, en Colombie-Britannique (Canada), où il vivait. Il était âgé de 64 ans. Né le 4 janvier 1941 à Florence (Italie), George Pan Cosmatos a grandi en Grèce. C'est là qu'il se lance dans le cinéma, en tant qu'assistant réalisateur. D'abord aux côtés d'Otto Preminger pour Exodus, puis, en 1964, avec Michael Cacoyannis, pour Zorba le Grec, dans lequel il joue également un petit rôle. En 1970, son premier film, The Beloved, qu'il a également écrit et produit, a pour vedette Raquel Welch. A Hollywood, George Cosmatos devient un cinéaste de genre : film catastrophe (Le Pont de Cassandra, 1976, avec Sophia Loren et Richard Harris) et horreur (Terreur à domicile, 1983). Puis en 1985, il donne au film de guerre l'un de ses plus grands succès mondiaux avec Rambo II. Pour ce film, qui raconte le raid meurtrier d'un ancien combattant américain de retour au Vietnam, George Cosmatos abandonne les quelques nuances qui caractérisaient le premier épisode de la série au profit d'exploits pyrotechniques teintés de sadisme. Rambo II rapporte plus de 300 millions de dollars de par le monde, mais ce n'est pas assez pour faire de Cosmatos un réalisateur très demandé. Il renoue avec Stallone en 1986 pour un très médiocre polar produit par la Canon, Cobra. Après Leviathan (1989), drame sous-marin éclipsé par le succès de The Abyss de James Cameron, George Cosmatos est appelé à la rescousse pour sauver le western Tombstone (1993) dont le réalisateur vient d'être renvoyé. Il imprime alors sa marque violente et spectaculaire sur cette énième redite de la légende de Wyatt Earp et Doc Holliday, avec Kurt Russell et Val Kilmer. George Cosmatos termine sa carrière par Haute Trahison (1997), un thriller avec Charlie Sheen et Donald Sutherland.
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