LES ARTISTES SOUS LES CHAPITEAUX : PERPLEXES

Le dernier avatar de la prise de position sur le référendum, est la mise en musique de "La constitution européenne" sur une idée d'Aurélien Recoing ! L'info provient d'une émission câblée, présentée par Pierre Zéni, "Bord cadre", et semble être des plus sérieuse. Hélas, on n'a rien vu sur le résultat final...
Même si l'on connaît bien le côté pince-sans rire, légendaire du sieur Recoing dans ses films, on reste un tantinet dubitatif. Encore un nouveau casse-tête pour nos amis du CSA, déjà bien occupés par l'antenne rateau et la TNT, ou à laisser une voix royale aux actuelles dérives de notre télé chérie. Ils ont déjà du mal à mesurer le temps de parole du "Oui" et du "Non" - reste la position hors concours de notre Président de la République, trop élevée pour être prise en considération - alors une prise de position chantée !
Autre "pipole" en campagne : Gérard Depardieu, voir Le Monde :
Gérard Depardieu en campagne pour le oui
LEMONDE.FR | 10.05.05 | 08h08 • Mis à jour le 10.05.05 | 08h55 avec AFP
Le gouvernement a enrôlé, lundi 10 mai, Gérard Depardieu, dans la campagne en faveur du oui à la Constitution européenne, à moins de trois semaines d'un référendum à l'issue encore très incertaine. Ce renfort intervient alors que le résultat final reste particulièrement indécis, un sondage publié lundi par l'institut Ipsos donnant encore le oui et le non à égalité.
Le oui était repassé en tête pour la première fois le 30 avril, après avoir été donné perdant dans toutes les enquêtes d'opinion depuis la mi-mars. "Moi, je dis oui!", a lancé Gérard Depardieu à la presse, qui lui demandait quel serait son vote lors du référendum du 29 mai.
Le gouvernement avait invité Gérard Depardieu à commémorer la Journée de l'Europe en lisant au ministère des affaires étrangères, exceptionnellement ouvert au public, un discours emblématique de Victor Hugo prononcé le 21 août 1849. "Un jour viendra où (...) vous toutes, nations du continent, (...) vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure et vous constituerez la fraternité européenne", a lu Gérard Depardieu.
S'adressant à une centaine de personnes dans un salon d'apparat du ministère, l'acteur était entouré des ministres des affaires étrangères français et espagnol, Michel Barnier et Miguel Angel Moratinos. L'anniversaire de l'appel du 9 mai 1950 du ministre des affaires étrangères français, Robert Schumann, à une plus grande intégration européenne, devenu la Journée de l'Europe, tombait à pic pour un gouvernement soucieux de donner une touche de glamour à la campagne du oui.
"Chacun est libre, mais c'est tout de même l'avenir de ce projet européen que nous avons entre les mains", a déclaré Michel Barnier. Il a ensuite dénoncé "l'arrogance française" qui consiste à affirmer "il n'y a qu'à dire non" au référendum pour obtenir une "renégociation" du projet de traité.
"C'est de l'arrogance française, mais ce n'est pas réaliste", a-t-il expliqué, en visant implicitement le numéro deux du PS, qui fait partie des principales personnalités françaises prônant le non en assurant qu'une renégociation est possible.
MM. Barnier et Moratinos avaient débuté la journée en se livrant dès le matin à un exercice de charme devant des femmes réunies dans un café parisien, louant leur aptitude au "changement" et assurant qu'il fallait "plus de femmes dans les institutions européennes".
La Journée de l'Europe a aussi été célébrée à l'hôtel Matignon, siège du premier ministre, en présence de plusieurs centaines d'invités mais en l'absence de Jean-Pierre Raffarin, hospitalisé samedi 7 mai pour une opération de la vésicule biliaire, et qui a quitté l'hôpital du Val-de-Grâce lundi en début de soirée.